La vanille de la famille
Pourquoi je vends aussi de la vanille
Je fabrique des créations parfumées à la vanille et j’ouvre ma propre boutique à Nosy Be. Proposer aussi la gousse, la matière à l’origine de cet univers, m’a semblé tout naturel. Derrière ce choix, il y a également ma famille : ma mère produit de la vanille dans la région de Sambava.
Une matière qui fait partie de mon histoire
La vanille n’est pas entrée dans Candeur Malagasy parce qu’elle était simplement jolie sur une étiquette. Ma famille est originaire de cette région. Ma mère produit de la vanille dans la région de Sambava, au nord-est de Madagascar, dans la SAVA. Cette proximité familiale me donne envie de regarder la gousse de plus près : d’où elle vient, comment elle a été préparée, ce que l’on sent lorsqu’on l’ouvre et ce que l’on peut vraiment en faire.
Pour chaque lot que je propose, je m’intéresse à sa provenance et à sa préparation. Mon voyage à Antalaha et Sambava raconte ce travail de recherche et de sélection, avec les résultats du bulletin PRULAB établi à Sambava.
De la gousse à mes créations
J’ai commencé par les bougies à la vanille. Puis sont venues l’huile de massage, le gel douche, le shampoing, le savon et la crème. Selon la création, je travaille le parfum, la texture ou l’usage d’une manière différente ; chaque fiche présente les ingrédients mis en avant.
Choisir les gousses me permet de comparer leurs odeurs, leur souplesse et leur préparation. Ces observations nourrissent mes essais à l’atelier et les échanges avec les clients. En boutique, je présente la vanille que j’ai sélectionnée et les résultats de son analyse.
Un seul endroit pour la découvrir
Dans ma boutique Candeur Malagasy, on peut découvrir mes créations, sentir la vanille en gousses et choisir celle que l’on souhaite utiliser chez soi. La même matière peut devenir le parfum d’une bougie ou entrer dans une recette. J’aime pouvoir raconter ces deux usages au même endroit.
Les épices prolongent cette idée. Les poivres de Madagascar, la cannelle, les clous de girofle ou le curcuma apportent d’autres odeurs et d’autres façons de cuisiner. Elles ont leur place à côté de la vanille, pour découvrir d’autres parfums et trouver des idées à emporter en cuisine.
Pour moi, vendre de la vanille brute est donc la suite logique de ce que je fais déjà. Cela relie ma famille, mes essais, mes produits et les personnes qui viennent me voir à Nosy Be. Et cela me donne une bonne raison de continuer à apprendre : une belle gousse mérite mieux qu’une simple photo sur un paquet.
À lire aussi : les vingt-quatre heures de route qui m’ont menée jusqu’à la vanille de la SAVA.
